Historique de la Dolce Via

Découvrez l'histoire de la Dolce Via qui remonte jusqu'en 1886...

Photo du viaduc du bon pas

C’est en 1886 que la Compagnie des Chemins de Fer Départementaux débute le projet incroyablement ambitieux de créer une voie ferrée entre la Voulte et le Cheylard. Malgré les coups de construction très élevés cette ligne et mis en service le jeudi 10 septembre 1891. Les trains sont composés de voitures de voyageurs à compartiments, une avancée technologique qui a permis aux habitants du Cheylard de rejoindre Valence en moins de trois heures, contre huit auparavant, et Lyon en moins de six heures . La vitesse moyenne dépassait rarement les 20 km/h, pourtant les incidents sur cette voie furent nombreux : déraillement en 1891 suite à une coulée de boue à Saint-Sauveur-de-Montagut, avarie de machine, mauvaise qualité des rails… En 1898 est décidée la construction du second réseau du Cheylard à Saint-Agrève et les travaux commencent l’année suivante.

Ce tronçon apparaît très audacieux : le dénivelé à gravir et le nombre important de ravins et gorges des Boutières à franchir nécessitent la construction de plusieurs tunnels, viaducs et d’immenses tranchées. C’est en 1903 que le premier train en provenance du Cheylard entre en gare de Saint-Agrève.Ce second réseau comprenait également l’aménagement d’une voie entre le Cheylard et Lamastre. La construction de viaducs est là aussi indispensable pour pouvoir remonter la vallée qui mène aux Nonières et redescend ensuite sur Lamastre. Le premier train à circuler sur cette voie effectue son trajet le 11 Juillet 1903. Dès lors, la gare du Cheylard devient le centre du réseau avec les ateliers d’entretien et de dépôt des locomotives. Hormis le transport des personnes, les trains se révèlent très utiles pour le transport de marchandises, notamment les fruits frais pour les vendre sur les marchés locaux ou les expédier au-delà du département. Les deux guerres mondiales ont durablement réduit le trafic par manque de carburant. Puis, malgré l’utilisation de locotracteurs et d’autorails, plus rapides et performants, le trafic de voyageurs et de marchandises ne cesse de s’effondrer, durement concurrencé par la route. Le 1er novembre 1968, sur décision ministérielle et après une dizaine d’années d’hésitation, la Compagnie de Chemin de Fer Départemental cesse l’exploitation de la ligne Dunières-sur-Loire/La Voulte-sur-Rhône. Rapidement déferrée, la voie est cédée aux communes. Jusqu’à il y a peu, cette voie était utilisée de diverses manières par des usagers motorisés ou non. Le manque de sécurité, de sols adaptés et de promotion empêchaient son développement touristique, quand bien même les piétons et cyclistes la fréquentaient déjà.

C’est en 2001 qu’il est entrepris de réhabiliter l’ancienne voie ferrée en “voie douce”, en privilégiant les usagers non motorisés. C’est en 2006 que les premiers travaux d’aménagements commencent. Tout d’abord, c’est le tronçon Saint-Laurent-du-Pape / Saint-Fortunat qui est rénové. Puis sous l’impulsions des communautés de communes de la vallée : Saint-Vincent-de-Durfort / Chalencon, Saint-Julien-Labrousse / Le Cheylard, Le Cheylard / Intres et Le Cheyard Lamastre. Reste à aménager Intres / Saint-Agrève, ainsi que la liaison avec la ViaRhôna au niveau de La Voulte-Sur-Rhône, prévus pour le printemps 2018.

La Dolce Via prend un nouveau tournant en 2014 avec la création d’un comité d’itinéraire regroupant les trois intercommunalités actuellement en charge du projet. À savoir, la communauté de communes Val’Eyrieux, la communauté de communes du Pays de Lamastre et la communauté d’agglomération Privas Centre Ardèche. Ce comité d’itinéraire permet une coordination facilitée entre les différents acteurs de la Dolce Via et également une cohérence entre les différentes missions menées pour obtenir une offre touristique globale.